Quarante-deux arrêtés sur quarante-cinq encadrent le broyage mécanique pendant la période de nidification. Dix-huit l'écrivent comme une interdiction ; les autres comme une autorisation sous conditions, ou comme une fenêtre à respecter. La période relevée va de trois mois à sept mois et demi, et le seuil de surface varie de 2 000 m² à un hectare. Le relevé complet.
Vous pouvez débroussailler toute l'année. Il n'existe, dans aucun département, d'interdiction générale de débroussailler.
Ce qui est encadré, c'est une chose beaucoup plus précise : le broyage mécanique en plein, au tracteur ou à l'engin, sur de grandes surfaces, la première fois, pendant la période où les oiseaux nichent et où les reptiles se reproduisent.
Trois conditions se cumulent presque partout : une méthode, une surface, une période. Si l'une des trois manque, la contrainte ne s'applique pas.
Débroussailler à la débroussailleuse à main, entretenir un terrain déjà propre, ou travailler sur une petite surface : cela reste possible toute l'année dans la quasi-totalité des départements.
Nous avons relevé la fenêtre dans chacun des 45 arrêtés. Les extrêmes sont les suivants.
| Département | Période où le broyage en plein est encadré | Durée | |
|---|---|---|---|
| La plus courte | Gard † | 15 mars – 15 juin | 3 mois |
| Alpes-de-Haute-Provence, Aveyron, Tarn, Tarn-et-Garonne, Hérault † | 16 mars – 15 août | 5 mois | |
| Ariège, Bouches-du-Rhône, Eure-et-Loir, Lot | 15 mars – 15 août | 5 mois | |
| Aude | 16 mars – 31 août | 5 mois et demi | |
| Indre | 1er mars – 1er septembre | 6 mois | |
| Charente, Eure, Sarthe | 15 mars – 15 septembre | 6 mois | |
| Alpes-Maritimes ‡ | 16 mars – 14 septembre | 6 mois | |
| Dordogne | 15 mars – 30 septembre | 6 mois et demi | |
| Haute-Corse † | 15 février – 30 septembre | 7 mois et demi | |
| Vienne | 1er mars – 30 septembre | 7 mois | |
| La plus longue | Deux-Sèvres | 15 mars – 31 octobre | 7 mois et demi |
† Ces trois arrêtés n'écrivent pas une interdiction. Ils écrivent une autorisation assortie de conditions cumulatives : le broyage est permis, sauf si toutes les conditions sont réunies à la fois. Dans le Gard, il faut être en zone Natura 2000 ou en ZNIEFF de type 1, sur une végétation dense buissonnante et arbustive de plus de 8 000 m², et à la première réalisation du débroussaillement — l'entretien est exclu. Hors de ce cas, la fenêtre du 15 mars au 15 juin ne concerne personne. La durée affichée n'est donc pas comparable à celle d'un département qui interdit sèchement.
‡ Alpes-Maritimes : période relevée, sens non relevé. Nous avons la fenêtre ; nous n'avons pas encore pu lire au texte si l'arrêté l'écrit comme une interdiction ou comme une autorisation sous conditions. Le fichier de l'arrêté n° 2025-102 est un document numérisé que nous n'avons pas su ouvrir. C'est « nous n'avons pas trouvé », et non « le texte est muet ».
Trois mois d'un côté, sept mois et demi de l'autre — mais pas sur le même champ.
Le Gard écrit la fenêtre la plus courte, et elle ne joue que sur une fraction du département. Les Deux-Sèvres écrivent la plus longue, et l'article 13 f) de leur arrêté la pose comme une interdiction. Comparer les durées sans comparer les champs d'application, c'est comparer deux choses qui ne se ressemblent que sur le papier.
Au lieu d'interdire une période, ils imposent une fenêtre. C'est la même chose, dite dans l'autre sens, et c'est nettement plus clair à lire.
| Département | Ce que dit le texte |
|---|---|
| Gironde | les travaux doivent être réalisés entre le 15 août et le 15 mars |
| Landes | les travaux doivent être réalisés entre le 15 août et le 15 mars |
| Lot-et-Garonne | les travaux « devront être réalisés » entre le 15 août et le 15 mars — mais seulement dans les zonages protégés ; ailleurs, le texte écrit « préférentiellement » |
| Haute-Garonne | le broyage en plein doit être réalisé entre le 1er septembre et le 15 mars |
| Morbihan | les premiers travaux sont imposés du 15 septembre au 15 mars ; l'entretien n'est que recommandé |
L'Ille-et-Vilaine est un sixième cas, et il est différent. Son arrêté ne fixe aucune période propre au broyage en plein. Il impose en revanche une fenêtre aux premiers travaux — du 15 septembre au 15 mars — et laisse le broyage à une interdiction prononcée au cas par cas par l'autorité administrative. Ce n'est donc pas la même règle, et nous ne la comptons pas avec les cinq.
Ce tableau a été faux jusqu'au 23 août 2026 : les Landes y manquaient. Un propriétaire landais qui cherchait son département ne l'y trouvait pas, et pouvait en conclure que la règle ordinaire — une période interdite — s'appliquait chez lui. C'est l'inverse. L'erreur a été trouvée par un contrôle automatique écrit le jour même, et le décompte est désormais recompté à chaque régénération, à partir d'un champ qui dit le sens de chaque fenêtre.
Une seule de nos fenêtres reste illisible. Pour les Alpes-Maritimes, notre relevé porte deux dates — « 16 mars – 14 septembre » — sans dire si elles interdisent ou si elles obligent. Nous ne l'inventons pas : nous le signalons, et cet arrêté est à relire. Voir ce que nous ne savons pas.
Le 23 août 2026, nous avons relu au texte quatre arrêtés dont nous ne publiions que deux dates. Trois d'entre eux n'interdisent pas ce que ces dates laissaient croire.
| Département | Ce que nous affichions | Ce que le texte dit |
|---|---|---|
| Bouches-du-Rhône | « 15 mars – 15 août » | interdiction réelle, mais seulement dans les massifs forestiers exposés, au-delà de 5 000 m², et hors entretien courant |
| Hérault | « 16 mars – 15 août » | pas d'interdiction générale : uniquement en Natura 2000 et ZNIEFF de type I, et seulement si trois conditions sont réunies ensemble |
| Var | « 16 mars – 15 août » | pas d'interdiction générale : uniquement à la première réalisation, au-delà de 8 000 m², et en présence d'espèces protégées menacées. « Cette restriction ne s'applique pas aux opérations d'entretien courant » |
| Gard | « 15 mars – 15 juin » | pas d'interdiction générale : uniquement en Natura 2000 ou ZNIEFF de type 1, au-delà de 8 000 m², à la première réalisation, hors entretien |
Deux dates seules font croire à une interdiction plus large que le texte. Un propriétaire héraultais hors Natura 2000, ou varois en simple entretien, n'est pas concerné par cette fenêtre — et notre affichage le laissait penser le contraire. C'est corrigé, et nous l'écrivons.
Aucun autre site ne le publie.
Si vous êtes dans une zone de présence de l'une de ces deux espèces, c'est leur calendrier qui commande, pas celui du département.
En dessous du seuil, la contrainte de période ne s'applique pas. C'est donc le premier chiffre à vérifier.
| Seuil déclenchant | Nb | Départements |
|---|---|---|
| 2 000 m² | 3 | Hautes-Pyrénées · Deux-Sèvres · Vienne |
| 3 000 m² | 1 | Lot |
| 4 000 m² | 1 | Charente-Maritime |
| 5 000 m² | 20 | la valeur de référence — dont Maine-et-Loire, Pyrénées-Atlantiques et Vaucluse |
| 8 000 m² | 6 | Hautes-Alpes · Ariège · Gard · Hérault · Pyrénées-Orientales · Var |
| 1 hectare (3 ha en zone PPRIF) | 1 | Aude |
| Trois seuils selon le zonage — 0,5 ha, 1 ha, 2 ha | 3 | Gironde · Landes · Lot-et-Garonne |
| Aucun seuil, mais une période — elle s'applique quelle que soit la surface | 7 | Ardèche · Charente · Drôme · Eure · Ille-et-Vilaine · Indre · Morbihan |
| Ni seuil, ni période | 2 | Isère · Lozère |
3+1+1+20+6+1+3+7+3 = 45. Les neuf lignes couvrent les quarante-cinq arrêtés, sans doublon et sans reste.
« Aucun seuil » et « aucune période » ne se confondent pas. Sept départements interdisent le broyage en plein pendant la nidification sans aucun seuil de surface : la contrainte y est la plus large de France. Trois autres n'écrivent aucune période du tout, et c'est un silence, pas une autorisation.
Un rapport de un à cinq entre les Deux-Sèvres et le Gard, et de un à cinquante entre les Deux-Sèvres et l'Aude. Sur exactement la même prescription nationale.
C'est la subtilité la plus coûteuse de toute cette page, et presque aucun propriétaire ne la connaît.
Deux façons de compter les 5 000 m² coexistent :
| Rédaction | Ce que ça veut dire | Conséquence |
|---|---|---|
| « seuil valable par commune et par propriétaire » | on additionne toutes vos parcelles de la commune | vous atteignez le seuil beaucoup plus vite |
| « d'un seul tenant » | on regarde chaque bloc séparément | trois parcelles de 3 000 m² restent sous un seuil de 5 000 m² |
La Dordogne, le Lot, les Deux-Sèvres et le Lot-et-Garonne comptent « d'un seul tenant ». Une quinzaine d'autres comptent « par commune et par propriétaire ».
Le même terrain, le même chiffre, et vous êtes soumis dans un département et libre dans l'autre.
Et le Gers ne dit ni l'un ni l'autre : son texte est muet sur le mode de calcul. Nous le signalons, nous ne tranchons pas à sa place.
Dans la majorité des départements, l'interdiction n'existe que si TOUTES les conditions sont réunies. Il suffit qu'une seule manque pour que vous soyez libre.
Les conditions les plus fréquemment cumulées :
Dans plusieurs départements, la condition n'est pas « une espèce protégée est présente » mais « sa présence a été portée à votre connaissance ».
La Haute-Garonne l'écrit explicitement : le seuil ne joue que si la présence avérée d'une espèce patrimoniale a été portée à la connaissance du propriétaire. Le Gers parle d'une espèce signalée par courrier.
Dans ces départements, tant que personne ne vous a rien signalé, la contrainte ne s'applique pas, et le jour où on vous écrit, elle s'applique.
Trois arrêtés interdisent sans seuil, sans zonage et sans condition d'espèce :
Ce sont les trois régimes les plus stricts du relevé, et ils ne sont pas dans le Sud.
Isère · Lozère
Leur arrêté est muet : aucune période, aucun seuil, aucune contrainte sur le broyage en plein.
Cela ne veut pas dire que vous pouvez tout faire. La protection des espèces protégées découle du code de l'environnement, indépendamment de tout arrêté préfectoral de débroussaillement. Le silence de l'arrêté départemental ne lève pas une interdiction qui vient d'ailleurs.
| Les cinq arrêtés scannés sont désormais lus | Landes, Maine-et-Loire, Pyrénées-Atlantiques, Pyrénées-Orientales et Vaucluse ne figurent plus en « non relevé » : leurs textes ont été dépouillés le 1er août 2026. Les quarante-cinq arrêtés sont lus sur ces champs |
| Les rédactions purement conditionnelles | Hautes-Alpes, Corse-du-Sud et Vaucluse écrivent l'interdiction comme une liste de conditions cumulatives sans énoncer de fenêtre simple. Nous ne les résumons pas en deux dates : ce serait les trahir |
| Les périodes de risque d'incendie | En plus de tout cela, plusieurs départements interdisent les travaux à l'engin les jours de risque élevé, parce qu'une lame qui frappe un caillou fait une étincelle. La Charente-Maritime l'écrit expressément : interdit dès le niveau orange. Cela se vérifie le jour même, pas à l'avance |
| L'emploi du feu | Les périodes où l'on peut brûler relèvent d'un autre arrêté préfectoral, distinct de celui-ci |
1. Il n'existe nulle part d'interdiction générale de débroussailler. Ce qui est encadré, c'est le broyage mécanique en plein, sur de grandes surfaces, la première fois.
2. Vérifiez d'abord le seuil de surface de votre département. Trente-cinq arrêtés sur quarante-cinq en fixent un, et en dessous de ce seuil, vous n'êtes pas concerné par la période. Sept n'en fixent aucun, et la période s'y applique quelle que soit la surface. Trois n'ont ni seuil ni période.
3. Vérifiez ensuite comment il se compte — par commune, ou d'un seul tenant. C'est ce qui décide si vos trois parcelles s'additionnent.
4. Si vous êtes soumis, planifiez à l'automne. La fenêtre commune à tous les départements va grossièrement du 1er novembre au 15 février. C'est la seule période où personne, nulle part en France, n'est contraint.
5. Et si vous devez agir en urgence pendant la période, parlez-en à la direction départementale des territoires avant, pas après.
Un courrier vous donne une date. La date que la mairie peut imposer
La vente est signée pour bientôt. Le calendrier vu depuis une signature
Relevé effectué sur les 45 arrêtés préfectoraux de débroussaillement existants, champs « période de broyage », « seuil de surface » et « déclaration », dénombrements recomptés le 1er août 2026 après lecture des cinq derniers arrêtés scannés. Les quarante-cinq textes sont désormais lus sur ces champs. Les durées indiquées dans le tableau de la partie I sont nos calculs à partir des dates figurant dans les textes. Aucune valeur de cette page ne se substitue à l'arrêté préfectoral applicable, dont la référence, la date et l'adresse figurent sur la page de votre département.
Les distances, les hauteurs et les gabarits sont fixés département par département. Nous les relevons dans l'arrêté préfectoral, avec l'article et la date.
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